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Responsable politique

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Responsable local du Parti socialiste

Jeune secrétaire de la section socialiste, accueillant Laurent Fabius avec Alfred-Marcel Vincent, alors maire de Livry-Gargan (cliquer pour agandir l'image)Après de longues conversations avec son ami Jean-Claude Vincent, à l’époque conseiller municipal, Pascal Popelin qui n’a pas encore dix-neuf ans, rejoint la section socialiste de Livry-Gargan en décembre 1985.

Constatant qu’il est non seulement le plus jeune, mais surtout le seul adhérent de moins de trente-cinq ans dans une section qui compte pourtant environ 140 membres, il fonde, en accord avec Aldred-Marcel Vincent le maire de Livry-Gargan de l’époque, une association intitulée « Mouvement culturel socialiste » qui regroupe rapidement plus de 25 adhérents, dont beaucoup rejoignent ensuite le Parti socialiste. Pascal Popelin animera cette association de 1986 à 1990.

Dès le Congrès de Lille (1987), Pascal Popelin siège à la Commission exécutive de la section de Livry-Gargan en tant que représentant des jeunes socialistes. Lors du Congrès de Rennes (1990), jeune leader du courant de Laurent Fabius, il obtient le soutien d’Alfred-Marcel Vincent. La motion Fabius obtient 53% des suffrages dans la section de Livry-Gargan et Pascal Popelin, alors âgé de vingt-trois ans, en devient le secrétaire.

Pascal Popelin anime de nombreuses petites réunions publiques qui sont aussi importantes que les grands meetings lors des campagnes (cliquer pour agandir l'image)Il relance l’activité de la section qui s’était quelque peu endormie, redonne vie à « La rose au poing » périodique de la section (devenu aujourd’hui « la lettre du PS Livry-Gargan ») distribué sur les marchés et dans les boîtes aux lettres de Livry-Gargan, créé la fête de la rose, conduit la bataille des élections régionales de 1992 et des élections législatives de 1993 où il est déjà le candidat des socialistes pour la 12e circonscription.

Réélu à l’unanimité secrétaire de la section socialiste de Livry-Gargan lors du Congrès du Bourget (1993), il mène la bataille des élections cantonales de 1994. Pour la première fois depuis plus de trente ans, les couleurs des socialistes de Livry-Gargan ne sont plus portées par Alfred-Marcel Vincent, qui n’a pas souhaité se représenter en raison de son âge. Contre tous les pronostics émis par les commentateurs (voire même par certains socialistes !), Pascal Popelin est élu très confortablement par les Livryennes et les Livryens et devient à vingt-sept ans le plus jeune conseiller général de la Seine-Saint-Denis.

Se considérant comme l’élu de tous les Livryens, il décide dans les semaines qui suivent son élection de remettre son mandat de secrétaire de la section socialiste à la disposition de son Parti. Son ami Jean-François Magnien lui succède à ce poste en mai 1994.

Responsable départemental du Parti socialiste

Discussion avec les jeunes socialistes venus à la rencontre des habitants des quartiers de Montfermeil et de Clichy-sous-Bois en août 2006 (cliquer pour agandir l'image)Pascal Popelin exerce ses premières responsabilités départementales au sein du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) de la Seine-Saint-Denis. Après son succès dans la création d’un groupe local important à Livry-Gargan, il est élu membre du collectif fédéral d’animation du MJS 93 lors du Congrès de Lille en 1987.

Il quitte cette responsabilité en 1990 lors du Congrès de Rennes, lorsqu’il devient membre du Conseil fédéral du PS 93, consécutivement à son élection au poste de secrétaire de la section socialiste de Livry-Gargan. Claude Bartolone, qui suit avec beaucoup d’attention son parcours au sein du PS, propose en 1992 la candidature de Pascal Popelin au poste de n°2 de la fédération socialiste de la Seine-Saint-Denis, en remplacement du titulaire de la fonction mis en place lors du Congrès mais contraint de se retirer en cours de mandat pour raisons de santé. A vingt-cinq ans, Pascal Popelin devient donc secrétaire fédéral chargé de la coordination dans l’équipe conduite alors par Bruno Le Roux, Premier secrétaire fédéral de l’époque et lui-même âgé de vingt-sept ans. Dans une période où les socialistes terminent difficilement la législature 1988-1993, la jeune génération encaisse les coups et prépare l’avenir à la tête de la fédération du PS 93. Pascal Popelin demeurera n°2 de la fédération lors du Congrès du Bourget (1993) dont il contribue à l’organisation et lors du Congrès de Liévin (1994), cette fois auprès de Serge Méry, qui succède à Bruno Le Roux. Elu en juin 1995 adjoint au maire de Livry-Gargan, Pascal Popelin demandera à quitter le secrétariat fédéral en janvier 1996, pour mieux investir ses nouvelles responsabilités locales.

intervention de Pascal Popelin lors du meeting national de Villepinte en février 2007  (cliquer pour agandir l'image)Il ne restera cependant pas longtemps éloigné de la direction du PS 93. En octobre 1998, la fédération est en crise. Le Congrès de Brest (1997) a été houleux dans le département, voyant quatre candidats s’affronter pour le poste de Premier secrétaire fédéral. Serge Méry, qui a été réélu à cette fonction, connaît temporairement des difficultés de santé et doit ralentir son activité. Sa démission tourne les regards vers l’ancien n°2 que fut Pascal Popelin de 1992 à 1996. Désormais organisé dans son travail d’élu local à Livry-Gargan et au Conseil général, celui-ci accepte d’être candidat et réussit même à être le seul. Il est donc élu Premier secrétaire de la fédération socialiste de la Seine-Saint-Denis à l’unanimité des suffrages exprimés le 13 novembre 1998, à l’âge de trente et un ans.

Depuis cette date, Pascal Popelin a été réélu dans les mêmes conditions lors du Congrès de Grenoble (2000), lors du Congrès de Dijon (2003) et lors du Congrès du Mans (2005). Quelque soit le terme de son mandat actuel, qu’il a annoncé ne pas souhaiter renouveler, Pascal Popelin aura battu le record de longévité dans la fonction, détenu jusque-là par l’ancien ministre Marcel Debarge (Premier secrétaire de la fédération socialiste de la Seine-Saint-Denis de 1969 à 1977).

Présentation du pacte présidentiel de Ségolène Royal à Vaujours (cliquer pour agandir l'image)Depuis qu’il exerce la fonction de Premier secrétaire fédéral, Pascal Popelin s’est fixé une seule ambition : créer les conditions politiques et logistiques pour que le PS 93 soit à la hauteur des scores que lui accordent désormais à chaque scrutin les électrices et les électeurs de Seine-Saint-Denis. Durant son mandat, le Parti socialiste est devenu de manière durable la première force politique du département, ce qui lui confère des responsabilités nouvelles.

Elaboration d’un projet socialiste pour la Seine-Saint-Denis, stratégie politique de rassemblement de la gauche (avec notamment l’effort politique pour permettre la représentation des verts au Conseil général et au Sénat), augmentation de 130% du nombre des adhérents depuis 1998, rénovation complète du siège fédéral, modernisation des outils et des méthodes de travail, règlement le plus en amont possible des éventuels contentieux internes, assainissement financier et administratif… En un peu plus huit ans, sous l’impulsion de Pascal Popelin, la fédération socialiste de la Seine-Saint-Denis a opéré une mutation profonde. Estimant ne plus disposer des moyens qu'il jugeait nécessaires pour préparer dans les meilleurs conditions possibles pour le PS et la gauche les élections municipales et cantonales de 2008 en Seine-Saint-Denis, Pascal Popelin a démissionné de ses fonctions de Premier secrétaire fédéral le 19 septembre 2007.

Responsable national du Parti socialiste

Aux cotés de François Hollande, Premier secrétaire du Parti socialiste (cliquer pour agandir l'image)Dès le Congrès de Brest (1997), Pascal Popelin se voit proposer une petite fonction dans l’organigramme national. Il est nommé délégué national chargé des statuts. A ce titre, il participe pour la première fois à la commission nationale des contentieux, chargée d’aplanir les difficultés internes qui n’ont pas trouvé de solution au niveau des fédérations départementales.

En 1998, il devient automatiquement membre du Conseil national du Parti socialiste (307 titulaires) consécutivement à son élection au poste de Premier secrétaire de la fédération socialiste de la Seine-Saint-Denis.

Mais c’est au Congrès de Grenoble (2000) qu’il se voit confier ses premières responsabilités nationales significatives. Cette année là, Laurent Fabius, dont il a toujours été proche, propose sa candidature au Bureau national (73 titulaires). Il devient membre de cette instance qui se réunit tous les mardi soirs à 17h au siège national rue de Solférino et qui compte en son sein tous les grands responsables nationaux du PS. Pascal Popelin a sans cesse été réélu au Bureau national depuis, au Congrès de Dijon (2003), puis au Congrès du Mans (2005).

C’est également en 2000 que Pascal Popelin fait son entrée au Secrétariat national du PS. François Hollande le nomme alors secrétaire national auprès des fédérations, délégué auprès de François Rebsamen. A ses côtés, il participera à l’organisation de la campagne présidentielle de Lionel Jospin en 2002, prenant en charge l’organisation des grands meetings régionaux. Il prépare ensuite le Congrès de Dijon (2003), dont il présidera la commission nationale de suivi et de récolement des votes. Pour saluer son travail, François Rebsamen confiera à Pascal Popelin la mission d’annoncer personnellement les résultats du Congrès à la tribune. Le Congrès passé, Pascal Popelin conserve les mêmes fonctions au sein du Secrétariat national, avec un nouveau titre : de 2003 à 2005, il est responsable national aux fédérations, chargé des statuts et des contentieux. A ce titre, il préside la commission nationale des contentieux, où son sens de l’équilibre permet la résolution amiable de bien des petits soucis internes. Pascal Popelin travaille aussi durant cette période à l’actualisation et à la réécriture d’une partie significative des statuts et du règlement intérieur national du PS, qu’il fera adopter en plusieurs étapes par le Conseil national, sur mandat du Congrès.

Ecarté du Secrétariat national en juin 2005 après la victoire du « non » dans les urnes, il y revient dès le mois de novembre à la faveur de la synthèse qui intervient au Congrès du Mans. Il demande cependant à quitter le secteur fédérations au sein duquel il s’est investi durant cinq ans. Fin connaisseur de la carte électorale, membre de la commission électorale du PS depuis 2000, il est nommé secrétaire national adjoint chargé des élections, auprès de Bruno Le Roux avec lequel il a l’habitude de travailler depuis de nombreuses années en Seine-Saint-Denis.

Accueillant les trois candidats à l'investiture présidentielle lors d'un meeting au Zénith en octobre 2006 (cliquer pour agandir l'image)S’il ne fait naturellement pas partie de ce que les commentateurs appellent les « ténors » du Parti socialiste, la voix de Pascal Popelin est désormais bien connue des membres du Conseil national et des délégués des Conventions nationales du PS, devant lesquelles il intervient régulièrement, ainsi que des journalistes politiques qui apprécient la précision de ses analyses et son sens de la formule (cliquez ici pour retrouver les dernières interventions de Pascal Popelin dans la rubrique « discours »).

Dans les moments agités que constitueront le référendum sur le traité constitutionnel européen, puis le Congrès du Mans (2005), puis l’investiture socialiste pour l’élection présidentielle de 2007, Pascal Popelin, fidèle à son parcours politique à l’intérieur du Parti socialiste depuis son adhésion en 1985 choisit le « non » et Laurent Fabius. Par respect pour le vote des militants et pour ses fonctions de responsable, mais aussi pour demeurer cohérent avec ses convictions, il s'est abstenu de toute prise de position publique lors de la campagne référendaire sur le traité constitutionnel européen. Considéré comme loyal vis à vis de son parti et efficace pour mener les combats politiques, il a été choisi en décembre 2006 par Ségolène Royal pour être son mandataire et diriger sa campagne présidentielle en Seine-Saint-Denis. Le 1er février 2007, Pascal Popelin a rejoint l'équipe nationale de campagne de la candidate, qui lui a confié la responsabilité de l'organisation de ses grands meetings. Lassé par l'image donnée par l'expression médiatique et le comportement des principaux dirigeants, Pascal Popelin a démissionné de toutes ses responsabilités nationales au PS (Conseil national, Bureau national et Secrétariat national) le 19 septembre 2007.